BEAUMARCHAIS | Cie les Affamés

mise en scène Gilles Droulez, assistante mes Fanny Corbasson
avec Laurent Andary, Fanny Boussès, Anthony Candelier, Gilles Droulez, Héloïse Leveau

du 12 au 15 avril 2020, cinq scolaires au théâtre de l’Ouche à Dijon, asso.Portes à Portes
du 1er au 4 août 2020 au festival au Musée de Saint-Alban-Aurioles

Théâtre tout public - création 2020 durée 1h30 - plateau minimum 7m/5m possible en extérieur

Création en co-production avec l'association Portes à portes et le rectorat de Dijon (lycée Gustave Eiffel), le Cdc Beaume-Drobie, le département de l'Ardèche, en cours….

La pièce

Trois ans après le mariage du comte Almaviva et de Rosine, qui conclut Le Barbier de Séville, Figaro est devenu concierge du château et va épouser Suzanne, camériste de la comtesse. Mais le comte, qui délaisse maintenant sa femme, convoite la jolie Suzanne et entend satisfaire son caprice ou empêcher les noces. Suzanne apprend à Figaro que le comte veut obtenir un rendez-vous de sa part. Autre obstacle à leur union : Marceline a prêté de l’argent à Figaro moyennant une promesse de mariage ; or il n’a pas de quoi payer sa dette. Chérubin, jeune page charmant et précoce, est épris en secret de sa marraine, la comtesse. Alors qu’il raconte à Suzanne que le comte le renvoie, celui-ci paraît. Chérubin se dissimule, le comte fait la cour à Suzanne puis, au terme d’un amusant jeu de cache-cache, se fâche en découvrant le page. Figaro imagine de faire revêtir à Chérubin des vêtements de Suzanne pour prendre sa place au rendez-vous du comte. Suzanne et la comtesse commencent à travestir le page. Mais le comte arrive, soupçonneux, alerté par un billet anonyme lui annonçant qu’il trouvera un homme chez la comtesse. Chérubin s’est caché mais le comte le découvre. La comédie va-t-elle tourner au drame ?


Le mariage de Figaro actuel?

Le droit de cuissage est bien sur aboli, de même que tous les privilèges depuis la révolution de 1789. Pourtant aujourd’hui nous ressentons une drôle d’impression, celle d’une caste qui domine toute les autres. Bien sur ce ne sont plus des nobles, mais la haute-bourgeoisie, le monde de la finance et cees lobbistes, et celui qui en découle le monde, de la représentation politique...
Et des Figaro, Suzanne et même des comtesses délaissées, eux qui travaillent, qui aiment parfois ces gens «bien nés», on les croise tous les jours dans les bureaux, usines, dans la vie de tous les jours, qui connaissent la vie de tous les jours avec ses joies, ses peines. Eux dépendent du bon vouloir de ceux qu’ils servent, d’un éternuement mal placé, d’un sourire mal interprété, et aussi des actions mal placés, du cours de la bourse. Ceux là jouent de nous comme on joue avec de l’argent sans humanité, pour leur simple plaisir de dominant.
Alors les Figaro, Suzanne, Chérubin n’’ont plus comme armes que leurs esprits affutés et malicieux pour enfin rire des travers de leurs maîtres et jeter les masques ! Et heureusement le rire est là !



Figaro :
Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie ! noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu, perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter !