Création 2011



Festival Avignon 2011 du 8 au 31 juillet - L’Esperluette 14h15


Mise en scène Gilles Droulez
Scénographie Roland Biessy
Création lumière et régie
Davy Dedienne
Graphiste Anais Barrachina
Communication Chemssa Mouadih

Avec Victor Bratovic, Aude Carpintieri, Gilles Droulez,
Christophe Rosso et Julie Sénégas


Projet soutenu par la communauté de communes du Pays de Jalès, Le pays d’Ardèche méridionale, la ville de Lyon....

À ne surtout pas rater !
Les prix ne cessent de grimper, une centaine de femmes d’une banlieue ouvrière ont envahi un supermarché, raflé des produits alimentaires sans passer par la caisse. Très vite, la police les poursuit jusque dans les escaliers des grands ensembles. Pour échapper à la perquisition, et surtout pour éviter d’avouer la vérité à son mari Giovanni, Antonia cache son butin sous le lit. Elle dissimule aussi un énorme sac de provisions sous le manteau de Margherita, sa jeune voisine. Giovanni, puis les policiers, croient aussitôt à une grossesse avec risque d’accouchement prématuré…!

Satire pittoresque et acerbe du monde politique et social, D’une jubilation grinçante ! Une pièce qui vacille entre farce burlesque et comédie contemporaine

DARIO FO

Le grand-père de Dario Fo le sensibilise au théâtre populaire et à tradition orale. Après des études d’art et d’architecture, Fo travaille à la radio et y écrit une série ‘Poer nano’. Ses débuts sur scène datent de 1952 à Milan. La même année, il collabore à des revues de critique sociale et joue au Piccolo Teatro. En 1954, il se marie avec l’actrice Franca Rame avec qui il crée sa propre compagnie. Le succès mondial vient en 1960 avec ‘Gli arcangeli non giocano a flipper’. En 1968, ils fondent la coopérative théâtrale Nuova Scena. En 1970, Fo rompt avec le parti communiste et fonde le collectif théâtral La Comune. En 1974, il obtient un théâtre permanent, inauguré par la représentation de la pièce ‘Faut pas payer !’. Anti-conformisme, civisme, engagement politique et social les entraînent dans d’innombrables procès contre l’Etat, la police, la censure, la télévision voire le Vatican. En 1980, on interdit à Fo d’entrer aux Etats-Unis du fait de son affiliation au ‘Soccorso Rosso’, soutien aux détenus. Le couple écrit une série inspirée par la lutte des Italiennes pour obtenir droit au divorce et à l’avortement. En 1997, Fo obtient le prix Nobel de littérature, pour avoir, ‘dans la tradition des bateleurs médiévaux, fustigé les pouvoirs et restauré la dignité des humiliés.’


Un théâtre populaire...

L’oeuvre de Fo, joué pour la première fois en 1974 reste encore aujourd’hui d’une actualité brûlante et saisissante! Nous redécouvrons la révolte des ouvriers, les usines qui délocalisent, l’augmentation du chômage, la pauvreté croissante... Au moment où la quantité prévot toujours à la qualité, rien n’a changé!
Faut Pas Payer! est une satire pittoresque et acerbe du monde industriel et de la société de consommation. Il s’agit d’un théâtre populaire, qui parle de nous et qui nous parle. Connu pour ses engagements politiques, révolutionnaires, Fo ne s’arrête pas de lutter pour la démocratie. La démocratie n’étant toujours pas acquise, on se doit de combattre sans arrêt pour elle. Fragile, elle est bafouée par ceux qui au contraire maintiennent les gens dans la soumission. A notre époque où le temps n’est que vitesse, où l’instantanéité de l’information provoque les affects avant la réflexion, il est nécessaire de prendre le temps d’assister à une pièce hilarante de messages et de vérités sur la société dans laquelle nous vivons. Car si le théâtre où on peut raconter l’Histoire reste un divertissement, il suscite néanmoins la réflexion. La scène du théâtre reste une des rares résistances pour la liberté et la démocratie, une scène où l’on crie haut et fort les injustices de notre pays! En ces temps nauséabonds, il en est encore temps....
Grâce à Fo, son oeuvre nous donne vie à un miracle d’intelligence et de drôlerie. Les quiproquos se succèdent selon un principe d’enchaînement par l’absurde qui rapelle l’art de feydeau. C’est le choix d’une mise en scène sobre et épurée qui permettra de mettre en valeur la force du texte à travers le jeu des acteurs.
À travers son écriture populaire, Dario Fo nous rassemble tous au théâtre!



La scénographie change selon les scènes exposées, il peut s’agir d’un appartement, d’une rue, devant un immeuble.
Un lit, un placard, une table avec une nappe à carreaux, deux chaises en bois pour définir l’appartement du couple
La mise en scène est minimaliste, aucun décor n’est là pour rien, il y a juste le nécessaire: premièrement pour démontrer que le jeu d’acteur prévot, deuxièmement qu’il s’agit d’une pièce sur la vie de gens pauvres, et enfin on prime surtout pour le symbolique et non seulement pour le réalisme. Il n’y a donc aucune raison à remplir le plateau de décors inutiles
La lumière occupe une place centrale dans l’ambiance et l’atmosphère de la pièce. Une lumière significative et précise. Elle accentuera les effets, les changements de scènes. Elle sera très specifiques pour les musiciens et l’échafaudage.
La bande son sera composé de bruitages tels les voix, les cris de la rue.
Le jeu d’acteur prime dans la pièce. Il y a du rythme, de la tension. Le comique de Dario Fo est extravageant.